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A propos de la présence de légionela à Buc Tract du 23 Janvier |
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Deux réunions de CHS-CT se sont tenues le 15 et le 20janvier au sujet du « Taux de legionella trop élevé dans les tours de refroidissement ». Car celui-ci a dépassé les normes légales en vigueur.
Qu’est ce que la legionella ? C’est une bactérie présente dans l’eau et qui prolifère particulièrement dans les circuits de refroidissement des tours aéroréfigérées où la température (entre 20° et 45°) lui est favorable. L'existence des tours de refroidissement en toiture favorise sa dissémination dans l'air. Elle peut provoquer 2 types de maladies. L'une, bénigne, semblable à la grippe et l'autre, grave, appelée légionellose qui, dans certains cas, est mortelle. Le temps d’incubation varie de 2 à 10 jours. L’épidémie qui sévit actuellement dans le Nord de la France en est la forme la plus grave.
Comment s'effectue la prévention ? L'importance de la présence de cette bactérie est exprimée en l'UFC (unité formant colonie). Pour se prémunir des maladies possibles, la législation a déterminé deux seuils importants : · le niveau d’alerte, fixé à 1000 UFC par litre. Des actions pour le traitement de l’eau sont effectuées. · le niveau critique, fixé à 100.000 UFC par litre. Les installations doivent être immédiatement arrêtées, vidangées, nettoyées mécaniquement et désinfectées.
La situation à Buc : A Buc les taux mesurés en septembre 2003 sur certaines tours étaient supérieurs à 1.000.000 d'UFC, soit 10 fois plus que le seuil critique. Les mesures suivantes, faites en janvier 2004, dépassent encore le seuil critique. On peut se réjouir qu'à Buc, cela n'ait pas eu d'incidence grave sur notre santé et celle des riverains comme c’est le cas dans le Nord de la France. On peut imaginer qu'il aurait pu en être autrement. Il est inadmissible qu'aucune information au personnel, au service médical, aux autorités sanitaires et habitants de la région n'ait été faite. D’autant que nous apprenons qu'en 2002 des taux dépassant le seuil d’alerte avaient déjà été relevés et là encore sans aucune information ! Le CHS-CT n'a été informé de cet état de fait que début janvier et n’a put relayer l’information plus tôt.
Pourquoi cela ? Où sont les responsabilités ? Qu’en est-il de notre santé et de celle des riverains ? GEMS est le maître d’œuvre à Buc. Sa philosophie consiste à « gagner de l’argent » en sous-traitant les Services Généraux à un entreprise qui, avec la même philosophie, sous-traite à son tour à…….etc. Les conséquences sont là ! · Une situation d’atteinte à la santé publique et à celle des salariés, · Des mesures de correction inadaptées à l'ampleur du problème à résoudre (insuffisantes et peut-être pas toujours appropriées).
La volonté de réaliser des profits à tout prix et de déléguer à des tiers tout ce qui n'est pas jugé profitable est à l’origine de cette situation ! Mais des contrôles d’une telle importance doivent-ils être sous-traités ? Non bien sûr !
Gems se dote-t-elle des moyens nécessaires pour assurer notre santé ? C'est la véritable question à laquelle nous attendons tous une réponse positive. Mais il nous faut constater que ce n'est pas le cas. La démonstration : la manière dont le problème actuel a été découvert. C’est une personne appartenant à EHS qui s'est aperçu du problème de façon tout à fait fortuite.
Poser la question, c'est y répondre ! Le CHS CT l’a relevé à plusieurs reprises au cours des différentes réunions avec la direction et bien avant ce nouveau problème; le service EHS n’a pas les moyens d’exploiter les différents rapports de contrôle obligatoire (appareils de levage, électricité…etc) Il ne peut exercer sa mission de contrôle et de rappel à l'ordre en cas de dérive ce qui fait que des actions de sécurité ne sont pas faites.
Pour les tours aéroréfrigérées, la DRIRE (direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement), présente lors de la première réunion, devrait effectuer des contrôles. Elle n’en a pas les moyens ! Mais encore faudrait-il qu'elle soit prévenue !
Il ne faut pas se faire d’illusions; les discours actuels rassurants, les promesses de transparence et les systèmes de gestion de la sécurité l’amélioreront pas la situation Il n'y a aucune raison pour que nous acceptions cet état de fait.
Ce que va faire le CHS-CT Chacun doit savoir si les installations sont conformes et bien entretenues ; si les procédures de maintenance, de désinfection existent et si elles sont cohérentes. Chacun doit savoir si les mesures de sécurité prises étaient les bonnes et au bon moment. Chacun, vu les manquements constatés dans cette affaire, doit pouvoir évaluer l’application sur le terrain de la politique EHS de GEMS. Pour cela, le CHS CT lors de la réunion du 15 janvier, a mandaté un expert pour l’aider à étudier et suivre la situation. L'inspection du travail a été informée par les représentants du personnel.
Voilà pour ce qui est des premiers aspects de cette affaire sur lesquels nous reviendrons dès que nous serons en possession d'informations nouvelles.
A suivre donc…. Le 23 janvier 2004
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