1ère réunion salariale 2004

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 Le 8 mars 

 

 

Chaque année, les rencontres sur les salaires commencent par un "bilan" de l'année précédente. Un bilan limité aux 1768 salariés présents entre le 1er avril 2003 au 31 mars 2004 et excluant pour la même période les salariés qui ont quitté ou intégré GEMS ainsi que les nombreux intérimaires ou prestataires. 

 

La direction baisse le coût du travail…

 

La masse salariale a augmenté de 1,72% au cours de 2003. Même si l'on tient compte de l'incidence de la baisse de l'effectif et du changement de périmètre de l'entreprise ; c’est  largement moins que l'inflation.

Ainsi, par ce simple moyen, la direction fait baisser le coût de la main d'œuvre. Car, à conditions égales, moins d'argent dépensé en salaire contribue à augmenter le profit généré.

 

…En privant notamment 1 salarié sur 5 de toute augmentation 

 

17,4% des salariés totalement individualisés (18 mensuels et 291 cadres) ont été privés de toute augmenta­tion. Une progression de 2,4% par rapport à l'année dernière. Et ce n’est pas l'attribution à 143 cadres d'une prime (lump sum) à la place ou en complément d'une augmentation de salaire qui rend plus acceptable l'absence de toute augmentation de salaire.

Une démonstration supplémentaire qu'en l'absence de cette garantie collective que représente l'augmentation gé­nérale, l'arbitraire et la perte du pouvoir d'achat est de rigueur. 

 

…En baissant le pouvoir d'achat de beaucoup

 

Mais l'augmentation générale n'est pas suffisante en soi. Son montant doit aussi permettre le maintien du pouvoir d'achat de chacun en étant au moins égale au coût de la vie (INSEE : 1,1% entre le 1er avril 2003 et le 1er janvier 2004 ou de 2,1% en 2003). Ce qui est loin d'être le cas pour nombre de salariés de l'entreprise. 

42% (81 personnes) des niveaux 2 à 5/1 ont perdu du pouvoir d'achat. Quant aux autres, nous ne pouvons rien rapporter car les chiffres présentés sont faux. 

 

…Pour y arriver, la direction accroît l'individualisation

 

 * Par la progression du nombre de salariés touchés : 90,4% cette année pour 89% lors de l'année précé­dente et 79% il y a 9 ans. 

 * Par la progression de l'écart séparant le salaire le plus haut du salaire le plus bas dans l'entreprise : 11,2 cette année pour 10,42 l'année dernière et 9,9 au 31 janvier 2000. 

 * Par la distribution ponctuelle "d'awards" à 20% des salariés totalement individualisés (17 niveau 5 et 305 cadres) d'un montant moyen de 230€. Bien que cette prime ne ressemble en rien à une augmentation de salaire, la direction l'utilise pour faire stagner certains salaires et renforcer son pouvoir discrétionnaire. 

 

…Et limite l’effet des promotions. 

 

 * 108 promotions ont été réalisées (48 men­suels et 60 cadres). 

 * Pour 104 sala­riés, cela s'est traduit par l'acquisition d'un échelon supplémentaire. 

 * 16 promotions sont des passages auto­matiques Cadre Pos 1 à Cadre Pos 2. 

 * Les promotions ont touchées 2% des salariés Cadres Position 2 (catégorie la plus nombreuse dans l’entreprise). 

 

 

Un bilan qui atteste que pour la plupart d’entre nous ;  le compte n’y est pas !

 

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