L’embauche : Une necessité !

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                                                                                                                                                                                                                           Etat des effectifs en juin 2004 présenté au CE du 22 juillet 2004                                                                                                     .

 

 

Effectif en CDI

 

     Les seuls mouvements concernent les cadres pour lesquels il y a eu 4 licenciements, 3 démissions et… 1 embauche. A l’effectif global, il faut rajouter 14 CDD (7 cadres, 1 technicien et 6 administratifs).

 

 

Intérimaires

 

     91 intérimaires étaient présents. Certains depuis février 2003 et d’autres le seront jusqu’en mars 2005. Durant cette période, ces 91 intérimaires réaliseront 151 missions.

    91 salariés, 151 missions et 66 renouvellements ; les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un même intérimaire cumule plusieurs missions successives. Bien souvent au sein d’un même service voire, de fait, sur le même poste, même si le libellé officiel de la mission est modifié à chaque contrat.

    Sur ces 151 missions, 53 sont requises pour remplacer des salariés absents (principalement pour congés), les 98 autres, c’est-à-dire les 2/3, le sont pour des « accroissements d’activité ». C’est le motif le plus couramment utilisé par la direction depuis des années de façon permanente. Mais personne ne peut y croire car l’invocation permanente par la direction de l’«accroissement » est uniquement le reflet du sous-effectif permanent dont elle ne veut jamais parler.

    Ce besoin permanent se mesure aussi par les secteurs concernés (69 comme techniciens de production, 26 comme gestionnaires d’appels, 15 en logistique, etc.) et les projets « sensibles » ( 29 pour Heroïc et Liberty, 15 sur Phoenix/Oracle, 9 sur Nepthis,etc).

Le manque d’effectif doit être comblé dans tous les secteurs !

 

 

 

Prestataires

 

     La présence de 166 prestataires a été nécessaire (38 pour GTO, 32 pour GSC, 80 pour e-Business, etc.). Là aussi, le nombre important de prestataires atteste des besoins en effectifs permanents.

     A noter que pour e-Business, 51 d’entre eux (les 2/3) sont salariés de l’entreprise indienne TCS/TKS. Au regard des conditions sociales existant en Inde, la participation à cette prestation en France peut être perçue comme très avantageuse pour ces salariés mais elle est avant tout un moyen de payer une main d’œuvre qualifiée beaucoup moins chère pour la direction de GEMS. Ce n’est qu’une délocalisation… du personnel vers l’usine pour réaliser des profits supplémentaires sur le dos des salariés.

     Et bien, raison de plus pour que nous exigions que ces salariés aient les même avantages que nous, à commencer par un salaire équivalent !

 

 

 

Stagiaires

 

     151 stagiaires étaient présents au 30 juin. Un nombre, en croissance depuis plusieurs années. C’est le reflet de la nécessité pour un étudiant de trouver un stage en entreprise mais aussi le moyen pour l’entreprise, sous prétexte de pédagogie, de trouver une main d’œuvre très qualifiée, motivée, et surtout… à très faible coût. Pour s’en convaincre, il suffit d‘écouter certains responsables hiérarchiques qui conseillent de prendre un stagiaire lorsqu’ils « n’ont pas le budget ».

      De plus en plus, à GEMS, on voit des tâches qui revenaient anciennement à des salariés en poste attribuées à des stagiaires et pas dans le but de les confronter directement aux problèmes professionnels qu’ils seront amenés à rencontrer dans leur vie active. Tant mieux si cela leur permet de parfaire leur formation mais cela reste tout de même un moyen de contourner la nécessité de l’embauche en poste fixe de salariés… voire de ses mêmes étudiants une fois leurs études terminées.

 

 

Une photographie éloquente des besoins d’emplois !

 

     1924 CDI, 14 CDD, 91 intérimaires (pour 151 missions), 166 prestataires, et une partie des 151 stagiaires contribuent au fonctionnement régulier de l’entreprise. Soit de 171 à 482 précaires selon la façon de compter. Ce qui signifie que le fonctionnement actuel (et largement perfectible) de l’entreprise ne peut exister qu’avec la participation de 14 à 25% de personnes en plus.

 

Oui, la vraie solution, c’est l’embauche !

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                           Nouvelle dégradation envisagée pour les horaires au Service France

 

 

     La direction vient de reporter en septembre la poursuite des négociations avec les syndicats sur les nouveaux horaires qu’elle veut mettre en place au Service France qui assure la maintenance des appareils installés en France.

 

     Revalorisant le montant des primes, le protocole que la direction veut faire accepter par les syndicats se caractérise surtout par l’augmentation… de l’amplitude de la modulation horaire en vigueur dans le département.

 

    Rappelons que la modulation horaire est surtout avantageuse pour l’employeur car elle minore en impact financier et en récupération les heures supplémentaires.

    Pour le salarié, son principe est simple : les heures travaillées faites au delà d’un horaire de référence (ici 35 H hebdo) sont récupérables heure pour heure… et inversement les heures non faites par rapport à cet horaire de référence génèrent automatiquement des heures à rattraper.

 

    Dans le projet présenté, la durée maximale hebdomadaire reste inchangée (officiellement fixée à 44H) et la durée minimale baisse de 30 à 25 H. Ce qui atteste du nombre important de semaines de 44 H envisagé.

 

   Une autre solution est possible : augmenter les effectifs ! C’est d’ailleurs le seul moyen rationnel pour chaque salarié :

de limiter le nombre et la fréquence des longues journées de travail (intervention, temps de déplacement, fréquence des astreintes, etc.).

de limiter la fatigue due aux déplacements routiers et améliorer la sécurité sur la route.

de favoriser le maintien d’une vie personnelle et sociale.

 

Ce projet décline, dans ce département, la volonté de la direction de répondre à l’augmentation de la charge sans accroître les effectifs et les coûts salariaux. En cela il, rejoint le problème principal auquel sont confronté les salariés de Buc.

 

Comme si une entreprise comme GE , qui achète et revend des entreprises entières, n’avait pas le sou pour l’amélioration des conditions de travail !

 

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