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Politique d'intégrité : L'hypocrisie et l'infantilisme |
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Nous sommes tous des citoyens avant d’être des salariés, et pourtant, quel que soit notre pays d’origine, jamais on ne nous a demandé de signer l’engagement d’être honnêtes, car c’est une évidence, nous le sommes. Evidence ? Apparemment pas pour tout le monde puisque, une fois de plus, la direction nous demande de signer un engagement écrit, style « 10 commandements » et, par conséquent, nous soupçonne de malhonnêteté potentielle. Une fois de plus, la direction nous met « les doigts dans la tête », en nous dictant ce qui est bien et ce qui est mal. Cette attitude, qui pourrait passer pour gentiment paternaliste, est en fait totalement hypocrite. C’est une couverture « mains propres » dont la direction a besoin pour sa façade incorruptible.
Pour preuve les faits ci-dessous (choisis parmi beaucoup d’autres), que les moins anciens d’entre nous ignorent peut-être.
La direction utilise un procédé illégal pour nous demander de respecter les lois
Déjà en 1993, une première tentative d’engagement signé avait été faite par la direction. L’examen du document par un expert juridique, en avait fait apparaître le caractère de « règlement intérieur parallèle. La conclusion du rapport était que « en France, le salarié loue sa force de travail et non l’esprit avec lequel il travaille. Il doit bien évidemment respecter scrupuleusement les règles en vigueur dans le droit positif, et notamment le Code Pénal, l’entreprise ayant le droit de prendre des sanctions en cas de fautes. Mais il n’a pas à signer un engagement d’intégrité ni une déclaration d’allégeance à l’esprit d’entreprise. « Les salariés doivent refuser de signer ce texte tel qu’il est présenté, car si c’est un règlement intérieur, ils n’ont pas à le signer, si c’est un engagement, il s’agit d’une annexe au contrat de travail et dans ce cas, GE doit le dire expressément. »
La direction discrimine en secret tout en nous demandant de rejeter toute discrimination
Lundi prochain, 13 septembre, le Tribunal de Grande Instance de Versailles rendra son verdict, à la suite de l’action en justice engagée par les syndicats et le comité d’entreprise de GEMS qui demandait la condamnation de cinq directeurs de l’entreprise pour avoir mis en place un fichier secret et discriminatoire au sein du service GPRS.
Ce fichier classait chaque salarié à son insu et faisait apparaître des remarques telles que la sympathie ou l’appartenance syndicale, l’état de santé, etc.. Figuraient également pour chacun d’entre eux, les modalités de leur licenciement (date, coût, difficulté éventuelle.) Prise la main dans le sac, la direction aurait difficilement pu nier. Elle a tout au plus essayé de minimiser sa responsabilité en prétendant découvrir les choses et désigner du doigt quelques individus. Le bon vieux coup du lampiste à qui il est attribué le rôle de fusible. C’est d’ailleurs ce qui a été fait. Car si la direction générale a envoyé un e-mail au ton se voulant très ferme à chacun, seule la notion de « légèreté blâmable » a été retenue à l’encontre des dirigeants impliqués.
Et encore :
Les innombrables refus de la direction d’améliorer les conditions de travail et les salaires, pour racler quelques dollars de plus, sont-ils une marque d’intégrité ? Est-il bien intègre, enfin, de demander aux salariés de s’engager sur la clause suivante : « Je reconnais savoir que cette liste n'est pas une liste complète de mes obligations en tant qu'employé GE. Je comprends également que les employés qui auront violé l'esprit ou la lettre des règles définies par GE peuvent être passibles de mesures disciplinaires, qui peuvent aller jusqu'au licenciement, dans le respect de la législation et réglementation locales »
Double langage, donc, à tous les niveaux !
Pour nous l’intégrité c’est :
Mais dès que l’argent est au cœur du sujet, la morale s’efface.
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