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Déclaration de solidarité du syndicat avec les syndicalistes de Peugeot-Poissy |
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Les entreprises généralisent l’emploi précaire. A Gems, comme ailleurs de nombreux postes de travail tenus précédemment par des salariés en CDI le sont aujourd’hui par des intérimaires ou des CDD constamment renouvelés. Il n’y a qu’a savoir que fin août 2003, il y avait à GEMS en plus des 2077 salariés, 212 prestataires et 129 intérimaires pour mesurer l’ampleur du phénomène.
Aujourd’hui, le Medef parle même de contrat de « mission » pour les travailleurs en CDI. Ce qui reviendrait, si ce principe était appliqué, à généraliser encore plus la précarité en transformant des CDI classiques en contrat dont la durée serait en fait la durée de la mission.
Dans l’usine Peugeot de Poissy, c’est toute une équipe travaillant de nuit qui est composée de 750 intérimaires que la direction supprime. A la suite de cette annonce, des actions pour le maintien de l’emploi ont eu lieu. Cela a déclenché un mauvais coup de la part de la direction de Peugeot, comme la déclaration suivante le rapporte.
Déclaration Union Départementale et Union des syndicats des travailleurs de la métallurgie des Yvelines
La direction de PEUGEOT veut sanctionner deux dirigeants de la CGT : Michel PIDOUX et Farid BORSALI, respectivement Secrétaire Général du Syndicat Peugeot et membre de la direction de la Fédération des Métaux. La direction de Peugeot ne supporte pas que les salariés, notamment des intérimaires, avec leur organisation syndicale CGT, mettent en cause sa stratégie de précarisation et de casse de l’emploi. Depuis plusieurs mois, de nombreux salariés ont engagé des actions dans l’entreprise mais aussi devant les tribunaux pour faire respecter leurs droits. La direction a été condamnée à plusieurs reprises.
Dernièrement, face à l’annonce de la mise en fin de mission de 750 intérimaires, certains d’entre eux, avec des militants CGT ont organisé une riposte en débrayant dans la nuit du 23 au 24 septembre dernier. Devant ce mécontentement, l’inquiétude de ces salariés, la seule réponse de la direction a été d’organiser des provocations verbales dans un premier temps, et ensuite dans une notre diffusée à tout le personnel, elle accuse les militants CGT d’agression envers un membre de la direction et de sabotage d’une installation de production.Le personnel de maintenance a confirmé qu’il ne pouvait y avoir de relation avec l’action. Ces accusations se sont révélées complètement fausses, car la panne ayant entraînée un arrêt de production est survenue plusieurs heures après la fin de l’action et était due à un court-circuit d’un fil à l’intérieur d’une gaine située à 4 mètres de haut. La direction, en séance de C.E. a reconnu les faits. Mais malgré cela, elle maintien t des poursuites et sanctions.
Cette attitude qui rappelle dans ce groupe un passé proche où les « nervis » de la Direction faisaient régner « l’ordre » est sûrement à mettre en relation avec la crainte de voir la mobilisation grandir dans le groupe P.S.A.
Les syndicats CGT du groupe PSA appellent à se rassembler à Poissy devant le Pole Tertiaire (nouveau siège du groupe) le 10 octobre pour se faire entendre sur les revendications et notamment celles touchant aux conditions de travail et d’emploi qui sont insupportables pour eux.
Le syndicat CGT de GEMS s’associe à L’Union Départementale CGT.et l’Union des syndicats des travailleurs de la métallurgie :
Buc ; le 9 Octobre
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