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Etre victime de harcèlement moral n'est pas une maladie honteuse Extrait du tract diffusé à Buc
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Qu'est-ce que le harcèlement moral ? C'est un délit que la loi définit ainsi : "Le harcèlement moral se manifeste par des agissement répétés, qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié au travail et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou de compromettre son avenir professionnel. Ces agissements sont interdits qu'ils soient exercés par votre employeur, un supérieur hiérarchique ou entre collègues."
Qui peut être touché ? Tout le monde, mais les personnes les plus exposées sont : - ceux et celles qui respectent leurs horaires et n'en font pas plus ; - les femmes au retour d’un congé de maternité ; - les personnes handicapées ; - ceux et celles qui ne s'empressent pas de remplir tous les documents "non obligatoires" mais fortement "recommandés" tels que 360°, EMS, G&Os, formation à l'intégrité … Et d'une manière générale, tous ceux qui ne semblent pas adhérer aux sacro-saintes valeurs GE, ou tout simplement, pour une raison ou une autre, déplaisent à leur hiérarchie.
Quels sont les premiers signes ? L'expérience nous a montré qu'on peut commencer à se poser des questions dans les cas suivants : - Réflexions injustifiées sur la qualité du travail ; - Eviction des réunions de service ; - Mise à l'écart des informations ; - Incitation à se trouver un autre poste et à se porter demandeur auprès des RRH ; - Réflexions désobligeantes en tout genre ; - Confinement dans un bureau éloigné ou à l'écart du reste de l'équipe ; - Mauvaises notations ; - Retard ou réticence dans l'approbation des vacances ou des notes de frais ; - Surveillance rapprochée de l'accomplissement des tâches, effectuée par le chef lui-même ou un collègue désigné ; - Instructions de travail contradictoires ; - Quantité de tâches trop importante pour pouvoir être raisonnablement effectuée ; - Ou au contraire, de moins en moins de travail, ou plus du tout. Et d'une façon générale, tout changement d'attitude, de ton, de la part du chef de service et quelquefois des collègues. Cette liste n'est pas exhaustive. D'une manière générale, tout ce qui peut déstabiliser le salarié, l'isoler, le faire douter de ses compétences et de lui-même. La plupart du temps, plusieurs des signes listés ci-dessus sont combinés, entraînant une dynamique du harcèlement qui ne fait ensuite que s'accélérer.
Quel en est le but ? Faire rentrer le salarié dans la norme, le faire plier, ou bien se débarrasser de lui en essayant de le faire partir de lui-même. S'il résiste, la direction n'hésitera pas à recourir au licenciement, pour des motifs divers et variés, évidemment non fondés.
Comment lutter contre le harcèlement moral ? Plus la détection est précoce et plus il y a des chances de pouvoir y mettre un terme.
Dès les premiers signes : - Commencer une chronologie des faits ; - Garder des traces écrites à chaque fois que c'est possible ; - Confirmer soi-même par écrit tout ce qui ne l'a pas été (réflexions, reproches, "conseils", etc.)
ET SURTOUT NE PAS RESTER ISOLE !!! Si vous êtes concerné, n'hésitez pas à venir nous en parler. Regrouper tous les cas ensemble, les mettre sur la place publique, se faire conseiller, peuvent être des freins efficaces pour arrêter la machine infernale. Le silence et la peur sont les meilleures armes des harceleurs pour arriver à leurs fins rapidement et discrètement. Les délégués du Personnel, le CHSCT, dont la mission est de protéger la santé physique et mentale des salariés, sont là pour vous aider à déjouer ces sombres machinations.
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