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Compte-rendu de la réunion des délégués du Personnel de janvier 2003 |
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Les délégués du personnel
adressent chaque mois à la direction les revendications qu'ils ont
recueillies auprès du personnel. Au cours de la réunion, la direction
"répond" à chacune d'entre elles avant de les formaliser dans
un compte-rendu écrit.
Ce mois-ci, nous reproduisons
telles quelles les « réponses » écrites de la direction. Certains remarqueront que des revendications ne sont pas nouvelles. C'est uniquement parce que la direction tente, en niant le problème, en répondant à côté, voire en en différant la résolution à un avenir incertain de décourager ceux qui le soulèvent et ceux qui s'en font l'écho auprès d'elle. Mais il faut croire que cela ne se révèle pas très efficace. _________________________________________________________________________________________________
Nous
exigeons l’annulation du licenciement de Nathalie Vink. R
: "Cette personne fait l'objet
d'une procédure de licenciement pour motif personnel reposant sur
une cause réelle et sérieuse. Tant le manager que la Direction se sont
expliqués sur ces motifs. Le Directeur des Relations sociales reste
ouvert pour recevoir l’organisation syndicale concernée comme il l’a
mentionné lors du dernier CE." Suite
au mail de Dominique Vital demandant à ses salariés de venir samedi
25/01 et dimanche 26/01 faire du ménage, nous vous demandons une copie
conforme de l’autorisation préfectorale pour le travail du dimanche 26
janvier 2003. Il est bien entendu évident que la CGT s’oppose au
travail le dimanche. R
: "Le message de D. Vital évoquait
la possibilité que l'on demande à certains salariés de venir
travailler samedi 25 janvier en prévision de l'inspection FDA. Le
cas échéant, les salariés concernés auraient/ont bénéficié des
mesures de récupération prévues dans l'article 4 du protocole d'aménagement
réduction du temps de travail en vigueur dans l'Entreprise. M. Vital
n'entendait pas la journée du dimanche 26 par l'expression
"week-end"; il est bien entendu que le dimanche demeure le jour
de repos hebdomadaire" Validation des acquis professionnels : Nous exigeons la prise en charge des démarches et absences dans le cadre du plan de formation. R
: "Nous
prenons acte de la demande, ceci n’est pas prévu pour 2003." Depuis
le changement des prestations, le remboursement des verres est
insuffisant. Par exemple, il est impossible de trouver des verres
progressifs à moins de 500 euros la paire, l’assurance complémentaire
n’intervenant que jusqu’à 355 euros. Nous demandons le remboursement
des verres à 100 % R
: "Cette question a été abordée
lors de la commission prévoyance. Les décisions ont été prises et
mises en œuvre au 1er Novembre 2002." Nous
demandons la diffusion des nouvelles dispositions aux retraités et pré-retraités. R
: "Cela a été fait par courrier dans la première quinzaine de décembre
par Mercer, il a aussi été fait mention des changements de tarifs dans
ce même document." Note
CGT : Les cotisations
de la complémentaire ont augmenté de25% pour les salariés de 55 ans et
plus,. Et cela va se poursuivre puisque celles-ci sont indexées sur le
niveau du plafond de la Sécurité Sociale qui augmente chaque année. Il
est anormal que des membres du personnel règlent des fournisseurs parce
que la Société est incapable de régler les fournisseurs occasionnels
dans des délais acceptables. R
: "Ce n’est pas la procédure habituelle. Ce type de demandes
exceptionnelles est à remonter aux managers, membres du comité exécutif."
Il
est inadmissible que les remboursements des notes de frais aient été arrêtés
du 16/12/02 au 2/01/03. Nous demandons qu’il n’y ait pas de cessation
de paiement des notes de frais que ce soit en fin de trimestre ou d’année R
:"Il y a eu effectivement un ralentissement de l’activité sur la
période mentionnée. Si cette situation a suscité des difficultés, les
salariés concernés doivent se faire connaître auprès de leurs DRH afin
que ces derniers puissent y apporter une réponse." Nous
demandons que les remboursements se fassent sous 48 heures et non 3
semaines comme cela se fait actuellement. R
:"Des projets sont en cours pour réduire encore ces délais. Il
est rappelé que les cartes AMEX sont à débit différé." Nous
demandons la réactualisation des barèmes de remboursement des indemnités
de déplacement. R
: "Cela n’est pas à l’ordre du jour." Nous
revendiquons l’augmentation de la participation
de la direction au repas du RIE!
R : "Ceci
n'est pas envisagé." Nous
demandons un passage piéton au parking Coolidge (nouveau) pour accéder
à la porte située à côté du labo chimie Etudes Tubes ainsi que
l’ouverture de cette même porte dès 6h30. R
: "Nous transmettons à EHS et
à Johnson Controls pour étude, cela étant dit cette porte est destinée
au secours et n’est pas considérée comme une porte d’entrée. En
fonction des résultats de l'étude, nous prendrons la décision la plus
adaptée." Des
licenciements à
G.R.M.E
Lundi 31 janvier la direction du groupe GRME-Industrie (un des
sous-traitants de GEMS) a tenu
une réunion de Comité Central d'Entreprise dans son établissement de
Buc, SMVI (Sopha Médical Vision Industrie) pour annoncer un plan de réduction
d'effectif de 42 salariés.
La direction justifie ses suppressions de postes par une prévision
de ralentissement de l'activité pour 2003 et le transfert d'une partie de
son activité (câbles, circuits imprimés, tôlerie) vers son entreprise
marocaine où le prix de la main d'œuvre est moins cher. A terme, elle
veut réaliser une économie sur la masse salariale de 15%.
Ainsi, dans l'usine de Pulversheim, en Alsace, qui a déjà été
l'objet d'une mise en sous-traitance en 1998, 9 suppressions de postes
sont prévues en production sur un effectif de 70 salariés. Dans cette région,
où 4300 emplois industriels ont été supprimés en 2002, on entrevoit
tout de suite les difficultés auxquelles auront à faire face les salariés
privés de leur emploi.
Pourtant, il y a peu de temps, des subventions avaient été accordées
à GRME par les pouvoirs publics sous prétexte de sauvegarde de l'emploi.
Qu'est devenu cet argent, qui en a bénéficié réellement puisque les
emplois sont supprimés tout de même ? Nul ne le sait.
La moindre de choses serait que ces subventions soient remboursées
puisque le maintien de l'emploi n'existe pas. Il n'y a aucune raison que
l'argent de la collectivité serve à fonds perdus et que les patrons les
considèrent comme
des dons sur lesquels il n'ont pas à rendre de compte.
Sur la base d'une prévision discutable, la direction voudrait que
des salariés acceptent de perdre leur emploi et leur salaire. Mais sur la
base des résultats financiers passés et bien réels, rien ne le
justifie.
Et
cela, les salariés de GRME pourraient ne pas l'oublier.
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