Pour notre droit à la retraite 

Manifestons tous Le 1er mai A 15H00 Place de la République

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            L'intervention de M. Fillon, le ministre des Affaires Sociales, jeudi soir dernier, à la télévision a officialisé tous les mauvais coups que le gouvernement est en train de décider contre tous les salariés, retraités, chômeurs.

            Les attaques contre les retraites sont graves car elles se traduiront par une diminution importante des pensions. Ceux, qui en raison du chômage dont ils ne sont pas responsables, n'auront pas pu cotiser pendant 40 ans,  puis 42 ans,  seront lourdement pénalisés. 

            Mais la retraite n'est pas la seule à être attaquée, le droit essentiel de se soigner l'est aussi. 

Ces annonces contre nos conditions de vie montrent que l'heure est à la riposte collective, la plus large et la plus déterminée.

 

Salariés du public et du privé ; nous sommes tous attaqués

            

            Fini le discours hypocrite qui présentait l'allongement à 40 années de cotisation pour les salariés du public pour prétendre à une retraite à taux plein comme une mesure "d'égalité" de traitement avec les salariés du privé. 

            Devant des millions de téléspectateurs, le ministre a dit que son projet prévoit l'allongement de la durée de cotisation à 42 ans pour tous. 40 ans pour le service public en 2008, 41 ans pour tous en 2012 et 42 ans en 2020. 

            Comme toujours cette régression sociale est habillée de propos plus démagogiques les uns que les autres. Mais les mesures immédiates du  projet concernant le secteur public parlent d'elles-mêmes et préfigurent de la nature de celles qui seront prises pour tous.

 

Pour le patronat ;  ça ne va pas assez vite 

          

            Il félicite le gouvernement et exige que cela soit inscrit dans la loi. Il annonce qu'il l'imposera à la rentrée, avec la remise en cause du traitement des retraites complémentaires, dans lequel il est totalement maître du jeu face aux syndicats. 

            Pour lui, la retraite à 60 ans ; ce serait fini !

            Est-ce pour garder les salariés au travail? Pas du tout ! 

Rappelons qu'aujourd'hui l'âge moyen de cessation d'activité est de 57 ans et demi. Il est plus que vraisemblable que cela continue en transformant les salariés âgés de 55 ans ou plus en chômeurs à la charge de la collectivité comme le fait aujourd’hui par exemple GEMS lors des départs transactionnels.

            Le ministre Fillon, comme pour tout licenciement, n'entend pas s'y opposer. Il se limite à inviter les entreprises à "faire travailler les salariés jusqu'à l'âge légal de la retraite". Invitation polie dont il sait qu'elle restera sans suite puisque ce sont les mêmes patrons qui, aujourd'hui, revendiquent, d'un côté, l'allongement des années de cotisations pour les salariés et de l'autre licencient les salariés âgés. 

            Le patronat sait ce qu'il veut,  il se croit tout permis et se croit en position de force tant il méprise les travailleurs.

 

Les conséquences de ces attaques se verront dans un avenir très proche 

         

            Elles visent à baisser les revenus des salariés et retraités et garantir des profits toujours plus importants au patronat.  

            Celui-ci non seulement n'aura pas un centime à payer, mais il compte économiser des milliards de cotisations, comme il en économise en ce moment en licenciant à tour de bras, par dizaines de milliers à travers tout le pays, afin de réduire le montant de ce qu'il paye à l'ensemble des travailleurs, même si cela se traduit par la détresse et la misère.

            Une retraite à taux plein, selon M.Fillon, ce serait, en moyenne, les 2/3 du salaire de référence ou "au moins 75% du Smic" pour un smicard. Mais comment l'accepter alors que le montant actuel du smic (1035,91 euros pour un horaire de 35H) ne permet pas de vivre décemment ! 

 

Les attaques d'aujourd’hui préparent celles de demain !

            

Déjà le droit à se soigner correctement est remis en cause par le gouvernement. L'annonce du non-remboursement de plus de 650 médicaments, au cours du week-end de Pâques, n'est qu'une mise en condi­tion pour faire passer bien plus à la rentrée. C'est une incitation pour ceux qui voudront être soignés à se retourner vers les assurances privées. 

            Le gouvernement et le patronat profitent de chaque recul pour en préparer un autre. 

            Les prétendues négociations sur ce point, non seulement n'ont aucun sens, mais sont en réalité un mensonge laissant croire que quelques discussions autour d’une table seraient encore possibles pour li­miter le recul. 

 

C’est pourquoi il est urgent de riposter tous ensemble !

         

            Le seul langage que ces gens-là peuvent comprendre est celui de la force. Celui de la force collec­tive immense que peut représenter le monde du travail mobilisé pour la défense de ses droits à une vie digne. C’est ce langage-là qu’ils ont entendu lors des grèves de novembre/décembre 1995 et qui explique pourquoi 7 ans plus tard les salariés du public, qui s’étaient alors massivement battus pour  conserver leur droit au départ à la retraite à taux pleins avec 37,5 années de cotisations, l’ont encore aujourd’hui.

            Nous devons nous saisir de la manifestation du 1er mai, comme des autres jours de grèves et de manifestations prévus au mois de mai pour affirmer notre rejet et notre protestation contre l'ensemble de ces attaques. Nous devons en faire un succès et montrer publiquement notre volonté de ne pas nous laisser faire. 

 

Tous à la manifestation 

le 1er mai à 15H00

à Paris Place de la République

 
 
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