Tract du 12 mars 2003

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A LA REPARATION  : STRESSER POUR ELIMINER LES SALARIES

 

         Il y a peu, nous avons relaté la situation faite à Nathalie qui à la suite de son retour de congé maternité et de sa volonté de ne plus faire des heures sans compter avait été victime de pressions, d'une marginalisation professionnelle puis d'un licenciement. 

Bien qu'inadmissibles, ces méthodes ont pu apparaître pour certains comme un dérapage ponctuel. La situation actuelle faite à certains salariés du service Réparation montre qu'il n'en est rien et qu'on peut légitimement se demander s'il ne s'agit pas de méthodes "institutionnali­sées". 

 

         Le service Réparation assure les réparations des blocs HT les plus anciens comme les derniers modèles, d’éléments de la chaîne image, d’éléments électroniques….etc. Depuis des années les res­ponsables successifs ont saisi ou créé toutes les occasions pour sous-traiter l’activité diminuant ainsi la charge et les effectifs. Si pour le matériel de simples camions suffisent au transfert, il en va différem­ment pour les salariés. Dans le but de réduire les effectifs, le responsable : M. VINET, du jour au lendemain et sans explication, invite des salariés (généralement âgés de 55 ans ou plus) à :    ·     chercher un autre poste 

                    ·     prendre contact avec la DRH.

                    ·     négocier leur départ (…vers l’ANPE) auprès de la DRH. Pour les plus de 55 ans ou ceux qui les approchaient avant 2003, il les

                    encourageait même à être exigeant sur le montant de la transaction… tout en oubliant de budgéter celle-ci ! Cela représente la

                    moitié du service.

         Certains "55 ans et plus" sont partis. D'autres pas. Le changement récent de convention UNEDIC contrecarre cette manœuvre puisqu'il faut attendre 57 ans. Mais qu'à cela ne tienne, les pres­sions sur les salariés continuent voire s’accentuent tout en se diversifiant (contrôles tatillons, sous-entendus dévalorisants, conditions pour acceptation de congés payés….).Chaque jour de nouvelles éta­pes sont franchies. 

          Dernièrement, c'est une personne revenant de maladie qui est accusée de ne pas être "perfor­mante". Lorsque ce salarié a demandé des explications : recul de son responsable ; il  ne s’agit plus que d’une incompréhension.

           Ces situations sont insupportables. Elles sont faites pour cela d'ailleurs. C'est un scénario cou­ramment pratiqué et même "parfaitement rôdé".  

                      ·     Générer l'inquiétude par l'incertitude du lendemain

                      ·     Rendre la présence au poste de travail pénible voire insupportable

                      ·     Créer une exaspération pour que le départ apparaisse comme la seule issue possible. 

           Comme le montre la multiplication des cas que nous rapportons, c'est une méthode de "mana­gement". Méthode qui s'appuie sur l'isolement individuel du salarié. Cela instaure un état de souffrance.La CGT lutte contre cela. Différentes actions sont en cours et en préparation pour combattre ces situations ou les prévenir.

           Nous invitons tous les salariés qui sont dans des situations analogues à ne pas rester isolés, à nous en parler et à nous contacter. 

 

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Revendications CGT présentées lors de la 2ème réunion des "Négociations" salariales du 11 mars 2002 

 

·         LE SALAIRE MENSUEL MINIMUM A GEMS NE DOIT PAS ETRE INFERIEUR A 1680€  POUR 35 H ET SUR 13        

        MOIS DES LE 1er JANVIER 2003

·         AUGMENTATION GENERALE POUR TOUS DE 150 €

·         PRIME D’ANCIENNETE CALCULEE SUR LE SALAIRE REEL

·         EGALITE DES SALAIRES ENTRE LES  FEMMES ET LES  HOMMES

·         VALIDATIONS DES ACQUIS PROFESSIONNELS

·         SUPPRESSION DU SYSTEME DE NOTATION ET DES QUOTAS

          Pour cela, nous proposons une grille unique dans laquelle, en fonction de votre formation ou de votre expérience professionnelle, vous trouverez des repères pour votre revendication salariale.

 

Seuil d’accueil

Niveau

Coeff/échelon

salaire

Qualif .min

I

200

1450

 

220

1540

CAP/BEP

II

240

1680

 

260

1860

BAC/BAC Pro

III

280

1960

 

300

2100

BAC+2/ BTS/DUT

IV

320

2240

 

340

2380

BAC+3/LICENCE/MAITRISE

V

360

2520

380

2660

Ingénieurs/Cadres

VI

400

2800

450

3150

500

3500

550

3850

600

4200

650

4550

700

4900

750

5250

800

5600

900

6300

1000

7000

 

Nous avons la volonté de placer ces discussions en direct avec vous puisque c’est de vos conditions de vie que nous allons discuter.

 

 
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