« LA PAYE UN AN APRES… »

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Les salariés(es)du Service Paye nous ont communiqués les informations suivantes, que nous vous diffusons.

 

Voici un an, les salariés du Service Paie de General Electric se mettaient en grève à l’annonce par la direction de leur transfert vers un sous traitant.(ADP) car la direction voulait effectuer des économies sur le coût de revient de chaque feuille de paie.

C'est pourquoi le projet prévoyait un changement de logiciel de paie devant permettre une meilleure stabilité dans la facture des bulletins et une productivité accrue.

Quant à l’équipe de paie, elle devait trouver un environnement idéal, propre à exercer sereinement ses fonctions et une évolution de carrière toute tracée.

Pour la direction, il y avait urgence à changer, tant le profit était selon elle évident pour la société comme pour le personnel transféré.

 

Qu’en est-il un an après ?

Pour la paie :

Le logiciel est toujours le même.

Les bulletins sont toujours les mêmes.

Le projet initialement prévu pour 6 mois n’est pas encore finalisé plus d’un an après. Visiblement, l’ampleur du chantier a été mésestimée.

 

Pour le personnel :

 Des 22 personnes concernées par ce transfert, 6 sont restées sous contrat GEMS. (4 CDI , 2 CDD) et 5 le sont toujours à ce jour puisque, les initiateurs du projet ont quitté l'entreprise

 

Sur les 17 autres personnes :

·          1 personne a été reclassée dans un autre service GEMS

·          3 contrats qualification ont trouvé un emploi mieux adapté à leurs études dans GEMS

·          1 contrat qualification est resté au service paie avec un contrat GEMS

·          12 personnes ont été transférées vers le sous traitant (ADP GSI ).

 

A ce jour, les plans de carrière élaborés pendant le transfert ne sont toujours pas réalisés pour ces 12 salariés. La raison invoquée est l’inachèvement du projet de nouveau logiciel.

 

Pour les conditions de travail :

·          Des stores ont enfin été installés.

·          Un nouvel éclairage a été installé; mais trop violent, il oblige le personnel à l'éteindre aux heures du jour.

·          Un faux plafond a été commencé et reste depuis 6 mois inachevé, ajoutant à la laideur des lieux un effet d’opération immobilière brusquement

           stoppée. Cependant, on peut remarquer que d’important travaux de restauration on été entrepris dans le même bâtiment pour la direction du

           projet et la comptabilité.

·          La surface réservée au service paie à été réduite, malgré un nombre croissant de personnel du à la mise en place du nouveau logiciel.

·          La climatisation, promise lors des négociations est restée à l’état de plan.

·          Le ménage est fait approximativement, ce malgré l’invasion de puces dont le service fut la victime l’an passé. Au milieu du service reste un

           important tas de papier qu’on doit venir régulièrement vider car le sous traitant chargé de ce travail n’a pas pointé son nez depuis 3 mois.

 

Un transfert en appelle-t-il un autre ?

Enfin, présenté comme une délivrance, le personnel transféré s’est vu proposé de nouveaux locaux au PECQ  dans les Yvelines, à environ 16 kilomètres de leur lieu de travail actuel.

Dans ce cadre idyllique, dont il est facile d’imaginer qu’il sera sans doute meilleur que celui surnommé par ses habitants « la Cave » ou le « Loft », il pourra alors en totale quiétude exprimer son talent au service des salariés GEMS et des autres sociétés du groupe dont les effectifs maigrissent au fil des sous traitances.

Ainsi, ils oublieront vite les kilomètres en plus et les heures passées dans les transports tant ils auront l’envie de rejoindre cet oasis de paix où le travail est un bonheur et les revenus conséquents.

C’est prévu pour septembre.

 

Chacun le voit, la direction a tenté de remettre en cause certains résultats acquis ou les promesses faites lors de la grève. Cela n'est pas pour nous surprendre. La manière dont elle avait joué le pourrissement durant cette grève ne pouvait pas nous laisser espérer une autre attitude.

C'est vrai que notre grève a obligé la direction a:

·          Garantir notre salaire net,

·          Revaloriser la qualification de 4 d’entre nous

·          Maintenir le salaire y compris le 13ème mois

·          Maintenir l'ancienneté acquise chez GEMS.

·          Maintenir les éléments les plus favorables des conventions collectives en vigueur chez GEMS et ADP.

·          Maintenir l'accès au restaurant inter-entreprise au même tarif.

·          Attribuer une indemnité de transfert pour préjudice de 40 à 70 000F, selon l’ancienneté, et en compensation de la surcharge de travail liée au transfert

 

Cela, elle ne l'avait absolument pas prévu. Elle voulait décider de notre sort sans même nous demander notre propre avis. Et cela n'a pas été le cas.

 

 C'est en exigeant tous ensemble, sans exception, que nous nous sommes fait respecter.

 

Et c'est sans doute de cela que nous sommes, un an après, le plus fiers.

 

Nous renouvelons, ici, nos remerciements à tous nos collègues pour le soutien qu’ils nous ont apporté.

 

                                                                                                                                                           

 
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