Compte rendu de la réunion du CHSCT du 3ème trimestre 2002

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L'un des points les plus houleux de cette réunion a été la décision infondée de la direction d'imposer le port de lunettes de sécurité aux salariés des ateliers et le port de chaussures de sécurité et de lunettes de sécurité pour toute personne pénétrant pour quelque motif que ce soit dans les ateliers de production.

 

Cette décision répond à l'interprétation "à la lettre" du programme "Global Star" par la direction et a été prise indépendamment de tout examen sérieux des risques réels.

 

A Buc, les accidents les plus nombreux se produisent aux mains et au niveau du dos. Leur fréquence et leur gravité ainsi que le nombre de jours d'arrêt de travail qu'ils génèrent, voire parfois les séquelles qu'ils laissent, doivent en faire la première priorité d'amélioration de sécurité. Mais, à part de belles paroles, la direction n'envisage aucune action de fond pour les réduire.

 

Son urgence, c'est l'accessoire, le marginal… c'est le port généralisé de lunettes pour tous les salariés des ateliers. Et pour tenter de donner de la vraisemblance à cette décision, elle en est réduite à mettre en avant 4 "accidents bénins" au yeux qui n'on fait l'objet d'aucune étude sérieuse et s'avèrent non significatifs. 4 "accidents bénins" alors que durant la même période il s'en est produit 134 autres parfois bien plus graves.

 

Sans rire, elle a pris le cas d'un salarié qui a reçu de la poussière dans l'œil en voulant prendre un dossier situé sur le haut d'une armoire. Il est évident que la solution réside dans l'amélioration de la propreté. Mais non, pour la direction seul le port de lunettes en est la solution. Mais comme cet "accident" ne s'est pas produit dans les ateliers …mais dans un bureau d'Edison il est probable que son dogmatisme l'amène à exiger que tous les salariés de ce bâtiment portent aussi des lunettes.

 

La présentation faite lors de la réunion fût éloquente et bien à l'image de l'exemple précédent. Pourvus de tout le matériel moderne de présentation, les responsables de ce dossier ont fort bien discouru sur la méthode mais quant les élus du CHS CT ont demandé une présentation de l'analyse des risques sur un poste particulier (Atelier DLX); ils ont séché.

 

Aucune étude et analyse sérieuses du poste réel. Pour seul argument, il a été répondu que c'était écrit dans les fiches, que ça figure dans l'analyse et dans le gros classeur amené spécialement à la réunion.. Quand les élus au CHSCT ont fait des demandes précises, il leur a été répondu : "on vous l'écrira". Si caricatural que les élus au CHS CT ont eu bien du mal à éviter d'éclater de rire et de colère.

 

Voilà où en sont les choses quand la prévention des accidents n'est que l'alibi d'une obéissance bureaucratique aveugle à une décision prise préalablement.

 

De quoi éviter à coup sûrs que les 134 autres "accidents bénins" se reproduisent.

 

Une décision qui va à l'encontre de la maîtrise des risques.

 

Tous les organismes de sécurité le disent : la première des solutions à rechercher en matière de prévention, c'est le traitement du risque à la source et lorsque c'est impossible de recourir aux équipements de protection individuels.

 

Ainsi, une étude montrant que les lunettes de sécurité étaient nécessaires uniquement sur certains postes à Coolidge, leur port y est toujours requis et a été abandonné ailleurs. Ces postes ont même été isolés des autres pour renforcer la sécurité des salariés environnants. Dans ce cas, le risque a été identifié, limité et maîtrisé.

 

Mais la direction tourne le dos à cette pratique de bon sens.

 

Heureusement GE n'est pas consulté lors de la définition des normes de sécurité de la vie courante.  Car pour prévenir toute électrisation des enfants à la maison, nul doute que ce ne sont pas les constructeurs qui auraient été contraints de réaliser des prises sécurisées mais les parents qui auraient été obligés de doter tous leurs enfants de gants isolants.

 

Un exemple frappant !

A la réparation, un salarié réclame depuis longtemps des lunettes de sécurité car elles sont nécessaires pour la réalisation de certaines taches qui lui sont demandées. Mais là il n'y a pas de "budget". C'est beau la prévention !

 

 

L'enquête ergonomique menée par le CHSCT 

 

            Rappelons que c'est à la suite d'une précédente enquête effectuée par les élus du CHSCT et à l'ap­parition de maladies professionnelles dues à l'usage de l'informatique que le CHSCT avec le concours du service médical a mené une nouvelle enquête sur les conditions de travail.

 

Les faits marquants issus des réponses : 

·          6 heures de travail sur écran en moyenne par jour et plus de 8 H pour 10% des utilisateurs.

 

·          Une mauvaise installation pour la majorité (lumière extérieure, reflets, aménagement de leur bureau, cloison limitant le regard, mauvaise installation du PC).

 ·          De nombreux bureaux ne permettent pas un minimum de confort de travail et d’adaptation à la stature du salarié(distance de l'écran, repos des avant-bras, chaises non réglable en hauteur).

·          Fait important, la moitié des personnes estime du fait des logiciels, faire des gestes répétitifs. Cela est à mettre en relation avec l'augmentation des maladies professionnelles (tendinite, syndrome du canal carpien) qui sont handicapantes et peuvent devenir invalidantes.

Cette enquête se poursuivra jusqu'à la fin décembre pour être exhaustive.

 

Les élus au CHSCT ont réaffirmé les demandes d'amélioration et de modification des postes de travail à la direction. Mais celle-ci ne semble pas pressée d'y remédier.

N'hésitez pas à nous demander les résultats complets de l'enquête (disponibles dans quelques jours sur le site www.cgt-gems.fr) ou nous contacter pour solutionner tout problème.

 

Comment la direction solutionne les problèmes de conditions de travail du Personnel

 

C’est très simple.

1.      Lorsqu’un problème est posé, faire des promesses

2.      Faire des réunions pour définir un plan d 'action

3.      Suivre l'évolution du plan d’action

4.      Faire une réunion annuelle des plans d’action. A ce stade vous évoquer la clôture des comptes, le gel des budgets ou le changement de priorité de la direction pour stopper là .

Conclusions :

Voilà un excellent travail que tout le monde citera.  Et pendant ce temps…chacun aura appris à vivre avec le problème.  Facile non ! !        

 
 
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