La CGT est née, il y a plus de 100 ans, de la volonté de
travailleurs d'en finir avec les injustices sociales. Ils
voulaient se doter d'une organisation qui défende réellement
leurs intérêts propres face à ceux du patronat. Une
organisation basée sur la solidarité se donnant pour but d'améliorer
leurs conditions d'existence.
Si l'emploi, les salaires, la préservation de leur santé furent
au centre de leurs premières revendications et luttes, ils
affirmaient aussi que tous les salariés ont un intérêt
commun quelque soient leur sexe et leur origine. Ils voulaient
combattre toutes les formes de divisions et les préjugés
volontairement entretenus pour les diviser. Ils affirmaient que
seule l'obtention de garanties sociales pour tous permettrait à
chacun de voir sa propre situation s'améliorer.
Aujourd'hui, si bien des choses ont changé pour les travailleurs, les
méfaits de la crise économique qui sévit depuis près de 30 ans
rendent les aspirations des fondateurs de la CGT toujours
actuelles. Et tout(e)s les syndiqué(e)s de la CGT
GEMS entendent bien contribuer dans la mesure de leurs
moyens à les réaliser.
La direction de GEMS, comme bien d'autres, tente de nous expliquer
que notre sort et celui des actionnaires sont liés. Que la réalisation
de bénéfices pour l'entreprise est bénéfique pour chacun
d'entre nous. Mais pour y croire, il faudrait oublier la dizaine
de plans
de licenciements et les centaines de salariés licenciés. Il faudrait
ne pas s'apercevoir que chaque
année près de 10% d'entre nous sont privés de toute augmentation de
salaire. Il faudrait ne pas constater la présence de tous
les salariés précaires qui travaillent dans l'entreprise depuis
des années sans qu'ils ne soient jamais embauchés.
Personne ne défendra nos intérêts à notre place. Et c'est pour
cela qu'il est nécessaire que les salariés s'organisent
ensemble.
A GEMS comme au niveau national, toutes les avancées sociales
(congés payés, augmentation de salaires, Conventions
Collectives, Droit social, garantie en cas de maladie, etc..) sont
le résultat direct des luttes.
Aujourd'hui, le patronat s'appuyant sur le chômage et l'absence
de réaction des travailleurs tente de reprendre ce qu'il a été
obligé de concéder au cours des décennies passées. Mais tenter
est une chose, réussir en est une autre, cela dépend de nous.
Pour leur part, tou(te)s les syndiqué(e)s CGT GEMS
n'entendent pas laisser faire !